LES EINSATZGRUPPEN (UNITÉS MOBILES D’EXTERMINATION)
Les Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) étaient des escadrons de SS et de la police allemande qui suivaient l’avancée de l’armée allemande. Sous le commandement d’officiers de la Police de sécurité (Sipo) et du Service de sécurité (SD), ils reçurent pour mission, entre autres, d’exterminer ceux qui étaient perçus comme des ennemis politiques ou raciaux trouvés derrière les lignes de front en Union Soviétique occupée. Parmi leurs victimes, il y eut des Juifs (hommes, femmes et enfants), des Tsiganes, et des fonctionnaires de l’Etat soviétique et du Parti communiste. Les Einsatzgruppen assassinèrent également des milliers de patients dans des établissements psychiatriques. De nombreux chercheurs pensent que le massacre systématique des Juifs d’Union Soviétique occupée par les bataillons des Einsatzgruppen et la Police de l’ordre (Ordnungspolizei) constitue la première étape du programme nazi d’extermination de tous les Juifs européens.
Lors de l’invasion de l’Union soviétique en juin 1941, les Einsatzgruppen suivirent l’armée allemande et son avance au cœur du territoire soviétique. Les Einsatzgruppen, s’appuyant souvent d’une aide locale, conduisirent des opérations d’extermination de masse. Contrairement à ce qui se passait lors de la déportation de Juifs des ghettos vers les camps, les Einsatzgruppen allaient directement dans les communautés de Juifs et les massacraient.
L’armée allemande apportait un soutien logistique aux Einsatzgruppen, en leur fournissant approvisionnement, transport et logement. Au début, les
abattirent surtout des hommes juifs. Mais très vite, à partir du mois d’août 1941, leurs membres abattirent les aussi les femmes et les enfants juifs sans distinction d’âge ni de sexe, et les enterrèrent dans des fosses communes. A partir de la fin du mois de juillet 1941, des bataillons de la police d’ordre, sous le commandement de dirigeants de haut rang des SS et de la police récemment nommés dans les territoires occupés d’Union soviétique, lancèrent des opérations d’annihilation systématique des principales communautés juives.
Les Einsatzgruppen qui suivirent l’armée allemande en Union soviétique étaient répartis en quatre groupes opérationnels de la taille d’un bataillon chacun. L’Einsatzgruppe A s’occupait de la zone allant de la Prusse orientale en direction de Leningrad, et couvrant la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie et d’autres territoires. L’Einsatzgruppe A massacra des Juifs à Kovno, Riga et Vilno. La zone de l’Einsatzgruppe B partant de Varsovie, en Pologne, et s’étendait en Biélorussie en direction de Smolensk ; cet Einsatzgruppe massacra des Juifs entre autres à Grodno, Minsk, Brest-Litovsk, Slonim, Gomel et Mogilev. La zone de l’Einsatzgruppe C débutait à Cracovie et Rzeszow (en Pologne occupée) et s’étendait en Ukraine en direction de Kharkov et de Rostov-sur-le-Don. Ses membres orchestrèrent des massacres à Lvov, Tarnopol, Zolochev, Kremenets, Kharkov, Kiev et ailleurs. De ces quatre unités, l’Einsatzgruppe D était celui qui opérait le plus au sud. Ses membres se livrèrent à des massacres dans le sud de l’Ukraine et en Crimée, en particulier à Nikolayev, Kherson, Simferopol, Sébastopol et Feodosiya.
Les Einsatzgruppen reçurent une aide importante des soldats allemands, hongrois et roumains, de collaborateurs locaux et d’autres unités SS. Les membres des Einsatzgruppen furent recrutés parmi les SS, les Waffen-SS (formation militaire des SS), dans le SD, la Sipo, dans la police d’ordre et dans d’autres unités de police.
Au printemps 1943, les Einsatzgruppen et des bataillons de la police d’ordre avaient tué plus d’un million de Juifs et des dizaines de milliers de commissaires politiques et de partisans soviétiques, de Tsiganes et d’handicapés mentaux. Les méthodes d’extermination mobiles s’avérèrent inefficaces et psychologiquement difficiles à supporter pour les assassins. Alors que ces assassinats sauvages étaient encore en cours, les nazis planifièrent et commencèrent la construction d’installations de gazage spéciales dans des camps d’extermination créés pour exterminer un nombre plus important encore de Juifs.
07/06/2012 - 23:15
le référence pour ceux qui veulent en savoir beaucoup plus demeure
La destruction des Juifs d’ Europe
par Raul Hillberg
publié chez Fayard
YéhoudiRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 04:22
Et aujourd’hui encore des massacres en Syrie , et on tue meme des gosses et des vieillards et le monde ne vient pas a leur secours ! Je crains que tant que la terre tournera il y’aura des genocides !….
gerardRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 08:57
la photo à été prise en Ukraine lors de la Shoah par balle ?
bah il se passe la même chose en Syrie et personne ne bouge
car la Chine et la Russie veillent aux autres pays qui s’opposeraient à eux ! leur intérêt est de vendre un maximum
d’armes au con-combre syrien sanguianaire …
jacquelineRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 11:44
père Desbois
http://www.youtube.com/watch?v=nGNhp_89WTI
jacquelineRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 12:07
He oui ! la Maison Blanche craint Poutin ! Je rappellerai les massacres perpetres en Tchechenie par l’armee russe et dans l’indifference (ou presque ) du monde libre ! Je rappellerai aussi les chinois au Tibet …. mais on s’en moque , naturellement !
gerardRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 16:21
vous direz ce que vous voudrez,mais effectivement,les massacres en syrie ne m’emeuvent pas.je ne regarde pas les films ou l’on voit des cadavres d’enfants car des enfants restent des petites choses fragiles.a part que ces petites choses fragiles sont elevees dans la haine du juif et qu’une fois que bachar aura pris la tanjente,ils se mettront tous d’accord contre nous.alors,en se moment,et bien,ils sont trop occupes a se taper dessus et ils nous oublient un peu.
suzyRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 16:34
gerard,
Poutine pourtant n’y va pas par quatre chemins , il a fait empoisonner quand il était président une personne qui le gênait !
et puis il tient à vendre son armement aux syriens ..
peu importe s’il sert tuer des enfants innocents ! les chinetoques ne valent pas mieux que lui
jacquelineRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE
08/06/2012 - 17:01
«J’entendis alors des coups de fusil se succéder rapidement, provenant de derrière un des monticules de terre. Les gens qui étaient descendus des camions – hommes, femmes et enfants de tous âges – devaient se dévêtir sur les ordres d’un SS qui avait un fouet de cheval ou de chien. Ils devaient poser leurs vêtements à des endroits déterminés (…). Je vis un tas de chaussures de 800 à 1000 paires, d’immenses piles de linge de corps et de vêtements.
«Sans crier, sans pleurer, ces personnes se déshabillaient, se groupaient par familles, s’embrassaient les unes les autres, se disaient adieu et attendaient le signe d’un autre SS qui se tenait près de la fosse, également un fouet à la main. Pendant le quart d’heure que je restai là, je n’entendis ni plainte ni appel à la pitié. J’observais une famille d’environ 8 personnes, un homme et une femme d’une cinquantaine d’années avec leurs enfants d’environ 1, 8 et 10 ans et deux grandes filles de 20 et 24 ans environ (…). Le père tenait par la main un petit garçon d’une dizaine d’années et lui parlait doucement (…). À ce moment, le SS qui se trouvait près de la fosse cria quelque chose à son camarade. Ce dernier compta environ 20 personnes et leur dit d’aller derrière le monticule de terre. Parmi elles était la famille que j’ai mentionnée.
«(…) Je fis le tour du monticule et me trouvai en face d’une énorme fosse. Les gens étaient étroitement serrés les uns contre les autres et les uns sur les autres, de sorte que seules les têtes étaient visibles. Presque tous avaient du sang qui coulait de leur tête sur leurs épaules. Quelques-uns de ceux qui avaient été fusillés remuaient encore (…)» (*).
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Après la guerre et le premier procès de Nuremberg, réservé aux principaux dignitaires nazis, les Américains ont ouvert de nouveaux procès à Nuremberg pour juger les responsables des Einsatzgruppen. Les quatre commandants (Ohlendorf, Naumann, Blobel, Braune) ont été condamnés à mort le 10 avril 1948 et pendus en 1951.
Bien plus tard, le prêtre français Patrick Desbois a eu à coeur de retrouver les fosses communes et recueillir les ultimes
“condamnés à mort le 10 avril 1948 et pendus en 1951.”
trois ans a attendre leur éxécution…tous les matins…j’ espère qu’ils en ont bien chié !
YéhoudiRéponse incluant le commentaire précédent REPONSE SIMPLE